Les Marseillais, notamment ceux de Bonneveine, sont fiers du pouce de César, installé désormais avenue de Hambourg devant le musée d’Art contemporain après un court séjour à la Vieille Charité. Dans un quartier où les statues sont nombreuses et d’une signification parfois trouble, en voilà une aisément reconnaissable qui présente d’ailleurs l’avantage incontestable d’être l’oeuvre d’un marseillais.
César Baldaccini est en effet un Marseillais – d’origine italienne - né en 1921 rue Loubon, où son père était marchand de vin. Mais au lieu de lever le coude comme l’y prédestinait son ascendance, César a levé le pouce et laissé ses empreintes en maints endroits de la planète. Le premier exemplaire fut livré en 1965 à Paris à la galerie Claude Bernard : un moulage en résine synthétique du propre pouce de l’artiste, agrandi au pantographe et répliqué ensuite en fontes métalliques de tailles diverses. Le pouce de Marseille pèse quatre tonnes et mesure six mètres de haut ; celui que César avait installé à Séoul en 1988 pour les Jeux Olympiques est deux fois plus haut. La même sculpture peut se voir sur le parvis de la Défence à Paris, dans le hall d’entrée du Palais des congrès de Nice et dans un parc de Coblence. Liste non exhaustive !

Mais plus encore que le pouce, les Marseillais apprécient surtout l’hélice géante de la Corniche qui fait figure d’invitation au voyage.